À l’occasion du Congrès National des HLM, organisé en septembre à la Porte de Versailles, une table ronde essentielle s’est tenue sur le stand de SAMV – Solutions d’Assistance à Mobilité Verticale. Animée par Sud Radio, cette rencontre a réuni des acteurs majeurs du logement social, du handicap et de l’inclusion pour aborder un enjeu encore trop invisible : la rupture de mobilité verticale.
Comment garantir la liberté d’aller et venir lorsque l’ascenseur est en panne, absent ou en rénovation ?
Comment éviter l’assignation à domicile de milliers de personnes âgées ou en situation de handicap ?
Et surtout, comment passer de la loi à l’action concrète sur le terrain ?
Le logement social, pilier de l’inclusion en France
Pour Serge Comtat, directeur général de Emmaüs Habitat, le logement social est bien plus qu’un parc immobilier :
c’est le cœur battant de la société française, avec plus de 5,4 millions de logements accueillant des publics aux parcours de vie variés.
« Les HLM, c’est loger la France telle qu’elle est, et lui donner un avenir. »
Mais cet avenir ne peut être inclusif sans une continuité réelle de la mobilité, notamment dans les immeubles collectifs où l’ascenseur devient un bien commun vital.
Rupture de mobilité verticale : une privation de liberté
Fondateur et président de SAMV, Fouad Ben Ahmed a rappelé un point fondamental :
la rupture de mobilité verticale n’est pas un simple incident technique.
« Quand une personne ne peut plus monter ou descendre de chez elle, ce sont ses soins, son travail, sa scolarité, sa vie sociale et même son droit de vote qui sont impactés. »
En cas de panne ou d’absence d’ascenseur, ce sont parfois des parcours de soins entiers qui sont rompus, notamment pour les personnes en dialyse, en fauteuil roulant ou en perte d’autonomie.
SAMV intervient alors comme solution supplétive humaine, garantissant la continuité du déplacement vertical sans travaux ni installation préalable.
Handicap, précarité et logement : une réalité indissociable
Présidente de APF France Handicap, Pascale Ribes a rappelé des chiffres clés :
- Près de 2 millions de personnes en situation de handicap vivent sous le seuil de pauvreté
- Environ 800 000 personnes vivent dans des logements inadaptés, souvent en étage sans ascenseur
- En France, on compte seulement 8 ascenseurs pour 1 000 habitants
« L’accessibilité est la mère de tous les droits. Sans elle, on empêche le virage domiciliaire et on envoie un signal clair d’exclusion. »
Dans ce contexte, le logement social devient une condition indispensable de dignité, à condition qu’il soit réellement accessible.
Bailleurs sociaux : quand la volonté humaine fait la différence
Pour Agnès Honoré-Levec, représentante du collectif Plus Sans Ascenseur, l’engagement des bailleurs repose avant tout sur la pédagogie et la culture interne.
Certains acteurs, comme Emmaüs Habitat, ont fait le choix d’anticiper les besoins liés au vieillissement et au handicap, en travaillant sur :
- l’attribution de logements adaptés
- l’accompagnement des locataires
- des solutions concrètes en cas de rupture de mobilité verticale
« Il ne s’agit pas de stigmatiser, mais d’embarquer tous les bailleurs dans une dynamique commune. »
La charte des bonnes pratiques : l’inclusion à tous les étages
Moment fort de cette table ronde : la présentation et la signature de la Charte des bonnes pratiques de l’inclusion à tous les étages, portée par APF France Handicap et le collectif Plus Sans Ascenseur.
Cette charte vise à :
- garantir la continuité de l’autonomie, horizontale et verticale
- concevoir des logements accessibles dès leur conception
- attribuer les logements adaptés aux bons publics
- interdire le portage à bras, au profit de solutions sécurisées et dignes
- reconnaître l’assistance humaine comme complémentaire à l’accessibilité universelle
Pour SAMV, cette charte marque une étape clé :
👉 l’assistance à mobilité verticale est reconnue comme un maillon essentiel de l’habitat inclusif.
SAMV : une expertise de terrain au service de la dignité
Chaque année, SAMV réalise entre 10 000 et 15 000 interventions partout en France.
Ses équipes formées interviennent notamment pour :
- des rendez-vous médicaux non reportables
- la scolarisation d’enfants en situation de handicap
- des situations de perte d’autonomie ou de surpoids
- des pannes ou remplacements d’ascenseurs longue durée
En lien avec les bailleurs, les ascensoristes et les collectivités, SAMV agit aussi comme expert conseil, contribuant à faire évoluer les pratiques et les délais d’intervention.
Faire de la mobilité verticale un droit effectif
Cette table ronde l’a démontré :
la mobilité verticale n’est pas un confort, c’est un droit constitutionnel, directement lié à la liberté d’aller et venir.
Quand les acteurs publics, les bailleurs, les associations et les entreprises sociales travaillent ensemble, il est possible de :
- prévenir l’isolement
- maintenir les personnes à domicile
- garantir une accessibilité digne et sécurisée
Chez SAMV, cette conviction est au cœur de la mission :
assurer la continuité de la mobilité verticale, à chaque étage, pour tous.
Retrouvez la charte des bonnes pratiques : https://samv.fr/a-la-une/samv-congres-hlm/

